67% des Français déclarent porter un intérêt à l'actualité et suivent les informations, soit huit point de plus que l'année précédente, selon un sondage

Il y a 1 mois 12

La radio reste le média de confiance pour plus d'un sondé sur deux. En revanche, la défiance du public vis-à-vis de la profession reste élevée. Les sondés estiment par ailleurs que les médias ont "trop parlé" de l'épidémie de coronavirus.

Dans le baromètre 2020 "sur la confiance des Français dans les médias", réalisé par Kantar-onepoint pour La Croix et publié mercredi 27 janvier, près de sept Français sur dix (67%) déclarent "porter un intérêt à l'actualité". Ce chiffre a progressé de 8 points par rapport à 2019 où la crise des "gilets jaunes" avait bien entamé la confiance des Français dans les médias.

Ce regain d'intérêt est pourtant à relativiser puisqu'en 2015, il y avait 76% des personnes interrogées dans le baromètre qui déclaraient suivre l'actualité avec intérêt. Par ailleurs, il n'y a que 51% des jeunes de 18 à 24 ans, soit un sur deux, qui déclarent suivre les informations dans la presse, à la radio, ou encore à la télé et sur internet.

S'agissant de la crédibilité, la radio comme chaque année demeure le média qui garde la confiance des Français interrogés : ils sont 52% à lui faire confiance. Un chiffre en hausse de deux points. Viennent ensuite la presse papier (48%), en hausse également de deux points, la télévision (42%), en hausse de deux points, et enfin internet (28%), avec une hausse de 5 points par rapport à 2019.

Si la radio garde la confiance des personnes interrogées, le média arrive en troisième position concernant l'accès à l'information (14%), derrière internet (34%) et la télévision qui arrive en tête avec 46% des sondés qui s'informent en regardant la télévision.

Un point important de ce baromètre concerne l'indépendance des journalistes : les chiffres montrent que la défiance du public vis-à-vis de la profession reste élevée. Les personnes interrogées sont 63% à penser que les journalistes ne résistent pas aux pressions des partis politiques et du pouvoir. Aussi, 59% estiment qu'ils ne résistent pas non plus aux pressions de l'argent. Il y a tout de même un léger motif de satisfaction par rapport à 2019 où 68% des personnes sondées pensaient que les journalistes n'étaient pas indépendants des partis politiques et du pouvoir contre 63% en 2020, un gain de 5 points.

Par ailleurs, 74% des personnes interrogées estiment que les médias ont "trop parlé" de l'épidémie de coronavirus, 45% le pensent pour ce qui est de l'élection présidentielle américaine et de la victoire de Joe Biden. Les Français sont 34% à le penser concernant le renoncement du prince Harry et de Meghan Markle à leurs titres royaux.

Concernant la crise du coronavirus, 73% des personnes interrogées estiment que les médias "ont donné trop de place à des gens qui ne sont pas spécialistes du sujet", contre seulement 22%. La majorité d'entre elles, 66%, pense que les événements ont été dramatisés dans les médias, et dans le même temps, 64% des Français qui trouvent que les médias leur "ont permis de bien comprendre ce qu'il se passait".

Les médias sont tout de même jugés utiles car 90% des sondés disent qu'ils ont bien été informés notamment sur "l'application des gestes barrières et le port du masque". Concernant le traitement global de l'épidémie, les Français sont très partagés : ils sont 44% à penser que le sujet a été bien traité et 43% à penser le contraire.

Parmi les sujets dont les médias n'ont pas assez parlé selon les personnes interrogées, on retrouve la Conférence citoyenne pour le climat, selon 48% d'entre elles, les révélations d'abus sexuels dans le monde sportif pour 44%, et 32 % pour la démocratie en Biélorussie.

Méthodologie : échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Interviews réalisées en face à face au domicile des personnes, le 7 et le 11 janvier.

Lire la Suite de l'Article