Bercy mobilise les cabinets privés face aux risques de faillites

Il y a 1 année 150

« Quand j’étais enfant, je rêvais de devenir pompier », s’amuse Philippe Grabli, président d’Oneida Associés. Son cabinet, spécialisé dans « l’accompagnement des transformations socialement sensibles », vient d’être missionné par le ministère de l’Economie pour « rechercher des repreneurs aux entreprises françaises en difficulté depuis la crise Covid, dont le nombre va augmenter quand le gouvernement débranchera ses dispositifs de soutien, dans l’idée de trouver des solutions pour réindustrialiser les sites menacés », nous explique-t-il.

Depuis le « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron face au coronavirus, le monde économique français est comme suspendu, dans l’attente d’une déflagration anticipée mais toujours pas advenue : celle des faillites. En 2020, les banqueroutes se sont établies à un niveau historiquement bas : 32 200 entreprises ont été placées en procédure collective, soit 38 % de moins qu’en 2019, a rapporté le cabinet Altares. Un sursis qui s’explique par les soutiens financiers publics mis en place (chômage partiel, prêt garanti par l’Etat, fonds de solidarité, avances remboursables…).

Que va-t-il se passer quand l’exécutif débranchera ces dispositifs ? Cela pourrait se traduire par un boom de 50 000 défaillances d’entreprises dès cette année, selon Altares. Voire 60 000 faillites, d’après le cabinet Euler Hermes. D’où la mobilisation de Bercy, qui s’est réservé le soutien de cabinets d’audit et de conseil, dont les incontournables Deloitte, PricewaterhouseCoop

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