Covid-19 : "Victime collatérale" de l'épidémie, la presse musicale souffre mais tente de se réinventer

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Entre absence de concerts et baisse des revenus publicitaires, la presse musicale subit de plein fouet la pandémie de coronavirus.

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Publié le 24/02/2021 19:30 Mis à jour le 24/02/2021 19:30

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Des Inrocks à Jazz Magazine, en passant par Trax, Tsugi et Rolling Stone, ils tentent tous de se faire entendre, malgré la paralysie de la vie culturelle liée à l'épidémie de Covid-19. Plusieurs titres de la presse musicale indépendante ont, à la mi-décembre 2020, lancé au ministère de la Culture un appel à les soutenir, comme il le fait chaque année pour la presse généraliste.

"Cela nous paraît être une demande légitime, indique Patrice Bardot, directeur des rédactions du mensuel Tsugi. On est quand même des victimes collatérales de cette épidémie, sans avoir été aidés jusque-là." L'absence de concerts et de festivals pénalise fortement les magazines, car leur équilibre financier dépend souvent de l'événementiel et des partenariats. "Cela représente près de 70% de nos ressources publicitaires", précise Patrice Bardot.

Tsugi, comme d'autres magazines, a suspendu quelques parutions, d'autres ont réduit leur pagination. La crise suscite aussi beaucoup de questions. "Est-ce que ça sert encore de sortir du papier aujourd’hui ? s'interroge Patrice Bardot. La question mérite d’être posée." La bonne surprise a été de voir que "les lecteurs ont quand même suivi, indique le directeur des rédactions de Tsugi. On n’a pas eu de baisse de diffusion du magazine."

Chez Rolling Stone, "on tient le coup car on travaille bien avec les labels", assure Belkacem Bahlouli, rédacteur en chef du magazine. "Ils ont compris que la presse était un vrai véhicule prescripteur et, sans donner dans le vocabulaire marketing, qu'on a un vrai rôle."

Même en temps de crise, la presse musicale s'emploie encore à accompagner la découverte. Rolling Stone a ainsi lancé un hebdomadaire numérique et organise également des concerts confinés. L'idée d'offrir quelque chose en plus a émergé pendant le premier confinement. "On ne savait pas si les lieux de vente seraient ouverts, on a réagi en sortant un hebdomadaire en ligne d’une trentaine de pages. Cela permet d’avoir une autre visibilité de ce qu’est la presse rock", explique Belkacem Bahlouli. Des discussions sont en cours avec les autorités pour venir en aide à ces magazines. Des réunions sont notamment prévues avec le Centre national de la musique.

La presse musicale en souffrance

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