Économie : A Bercy, l'équipe du Ciri au chevet des entreprises en grande difficulté

Il y a 1 année 121

REPORTAGE

Il a déjà à son actif le sauvetage d'entreprises comme Guy Degrenne ou encore Buffalo Grill. Au sein des équipes du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) se joue souvent l'opération de la dernière chance. Doté d'une équipe de cinq personnes avant la crise, ce comité installé au coeur du ministère de l'Economie et des Finances a augmenté ses effectifs à huit personnes pour faire face à l'augmentation du nombre de saisies de dossiers, de 39 à 70 en un an. Europe 1 a pu rencontrer ses équipes.

"Souvent, surtout en ce moment, on est dans des situations assez stressantes, avec des impasses de trésorerie, le moment où il n'y a vraiment plus de cash dans la caisse", explique Priscille Merle, rapporteure au Ciri. Pour chaque dossier, les banques, les actionnaires, les créanciers et la direction de l'entreprise se réunissent autour de la table. "Très souvent, les discussions sont houleuses. On a un peu le rôle d'un chef d'orchestre. Faire en sorte que les gens se parlent et que la négociation avance."

Un bureau à deux pas de celui du ministre

Ces entreprises, dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration, de l'aéronautique, ne rencontraient généralement pas de difficulté avant la crise du Covid. Le secrétaire général, Louis Albisson, explique que le principal atout du comité est d'avoir son bureau à deux pas de celui du ministre. "C'est la grande force de notre service que d'être à la fois un service technique et aussi en lien avec les cabinets ministériels", affirme-t-il.

Le levier politique peut ainsi être actionné pour trouver plus facilement des accords. Par exemple, "lorsqu'on a des créanciers qui peuvent être un peu récalcitrants ou des acteurs qui peuvent bloquer la fin de négociation." Dans neuf cas sur dix, l'intervention du Ciri permet de sauver l'entreprise en difficulté.

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