Oui, on peut éradiquer la pauvreté des mères célibataires

Il y a 1 année 129

On les voyait sur les ronds-points, parmi les « gilets jaunes », il y a deux ans. On les retrouve cet automne dans les files d’attente des Restos du Cœur. Les mères célibataires comptent parmi les principales victimes de la crise sociale. Et pour cause : plus d’une famille monoparentale sur trois (35 %, selon l’Insee) vit sous le seuil de pauvreté, ce qui représente 2,3 millions de personnes pauvres. Or, 85 % de ces familles ont une femme à leur tête.

Ces mères célibataires cumulent isolement et discriminations liées au genre. Ce sont elles, bien plus que les hommes, qui travaillent à temps partiel, souvent en intérim, subissant de plein fouet les effets de l’actuelle récession. Elles, qui exercent majoritairement des professions faiblement rémunérées – les métiers dits « féminins » (aide à la personne, ménage…). Elles, qui endurent les discriminations dans l’évolution de leurs carrières. Pour preuve, plus le nombre d’enfants augmente, et plus l’écart de salaires avec les hommes est grand. C’est ainsi que la rémunération moyenne d’une mère de trois enfants est de 31 % inférieure à celle d’un père de trois enfants.

Les mesures d’urgence restent insuffisantes

Les facteurs de précarité étant connus, il est possible d’agir. Le gouvernement a apporté des débuts de réponse avec sa « stratégie pauvreté ». Il mérite même un bon point sur la question de la pension alimentaire versée par l’ancien conjoint… et que trop souvent, il ne paye pas. Le nouveau dispositif d’aide au recouvrement d

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