Pourquoi il faut imposer des quotas de femmes dans les comités exécutifs des entreprises

Il y a 1 mois 12

Dans le monde de l’information, je peux en témoigner : je suis une « femme quota », fière de le revendiquer. Sur les plateaux de télévision, les femmes journalistes et expertes sont souvent invitées parce que le Conseil supérieur de l’Audiovisuel surveille la parité parmi les intervenants. A l’Assemblée nationale, les femmes ne sont arrivées en masse que lorsque LREM s’est imposé un quota de 50 %. Au gouvernement, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, revendique volontiers ce titre de « femme quota », une expression importée d’Allemagne. Sans politique volontariste, l’égalité femme-homme a du mal à s’imposer. Les vieux réflexes reprennent toujours le dessus.

Dans les entreprises aussi, il y a de plus en plus de « femmes quotas », mais pas encore suffisamment. Elles se concentrent au niveau des conseils d’administration, grâce au formidable succès de la loi Copé-Zimmermann du 27 janvier 2011, dont nous fêtons les 10 ans ce mercredi. Ce texte exigeait qu’à compter de 2017, « la proportion des administrateurs de chaque sexe » ne pourrait être inférieure à 40 % dans les grandes sociétés. Aujourd’hui, presque 46 % d’entre eux sont des femmes, ce qui place la France au premier rang mondial, devant la Norvège, pays p

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