Val-d'Oise : la ZAD du Triangle de Gonesse en cours d'évacuation

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Une future gare de métro du Grand Paris doit être construite sur ce terrain, mais des opposants dénoncent l'artificialisation de ces terres fertiles.

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Publié le 23/02/2021 09:07 Mis à jour le 23/02/2021 09:11

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L'évacuation de la zone à défendre (ZAD) du Triangle de Gonesse (Val-d'Oise) a débuté mardi 23 février via un dispositif policier déployé sur ce site, occupé depuis dix-sept jours pour protester contre la création d'une future gare de métro du Grand Paris. "Les CRS sont arrivés vers 6 heures, on est cernés, ils ont envahi la ZAD", a témoigné un militant sur place.

"Pour l'instant à l'intérieur il n'y a pas eu de violence ni d'affrontement", a précisé Bernard Loup, le président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), qui n'est pas à l'origine de cette occupation illégale mais l'a activement soutenue. "Des bus sont devant la porte d'entrée, ils vont les faire monter dedans sous peu", a-t-il ajouté.

Une trentaine de militants –trois fois plus le week-end– sont présents en permanence depuis le 7 février sur ce terrain, sur lequel ont été construites des cabanes de fortune. Ils défendent un projet agricole alternatif et dénoncent l'artificialisation de ces terres jugées fertiles, qui doivent accueillir la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express, ainsi qu'une éventuelle zone d'activités aux contours encore flous.

La #ZAD du Triangle de #Gonesse ce matin... pic.twitter.com/fVhpgIWPDE

— Collectif Pour le Triangle de Gonesse (@CPTGonesse) February 23, 2021

Vendredi, le tribunal de Pontoise avait ordonné l'évacuation sans délai du terrain, propriété de l'Établissement public foncier d'Ile-de-France (EPFIF). La ligne 17 doit relier Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à l'aéroport de Roissy-CDG en 2030, en passant par le Triangle de Gonesse, où elle devait initialement desservir le méga-complexe commercial et de loisirs Europacity.

Mais depuis qu'Emmanuel Macron a annoncé en novembre 2019 l'abandon de ce projet phare, le sort de ces 280 hectares de terres agricoles, stratégiquement situées à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, reste incertain.

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